Au sommaire :
1-Manifestations anti-OTAN en Turquie
Le 16 mai, des centaines de manifestants turcs ont organisé des manifestations anti-OTAN près de la base aérienne d’Incirlic.
Selon l’agence de presse iranienne Tasnim News, des centaines de personnes se sont rassemblées ce lundi 16 mai 2022 près de la base aérienne d’Incirlik, dans la province d’Adana, dans le sud de la Turquie, pour exprimer leur opposition à la présence militaire de l’Atlantique Nord. Organisation du Traité (OTAN) dirigée par les États-Unis.
Les manifestations ont eu lieu à des centaines de mètres de la base, les manifestants scandant des slogans et brandissant des banderoles appelant le gouvernement turc à expulser l’OTAN.
Sur leurs banderoles, on pouvait lire des slogans tels que : « Nato out » ou « Cette terre nous appartient ».
Des manifestants estimant que l’OTAN, en tant qu’alliance militaire, avait fait couler beaucoup de sang dans les régions voisines.
« Nous ne sommes pas venus ici pour dire de bonnes paroles, mais pour tenir (l’OTAN) responsable au nom des peuples du monde. » « À bas l’OTAN ». « À bas l’impérialisme », ont crié les manifestants, selon la chaîne d’information chinoise CCTV.
Il est vrai que depuis que la Turquie a rejoint l’alliance militaire en 1952, les voix réclamant son retrait et la fermeture des bases militaires n’ont jamais cessé dans le pays.
Les États-Unis, qui utilisent désormais la base aérienne d’Incirlik avec la Turquie, affirment que les troupes étaient stationnées pour protéger le flanc sud de l’OTAN.
Cependant, des informations ont fait surface selon lesquelles la base aérienne contenait des stocks d’armes nucléaires tactiques et les manifestants craignaient que les conséquences causées par ces armes ne finissent par s’abattre sur le peuple turc.
« La base aérienne d’Incirlik a toujours été utilisée pour bombarder les pays voisins, ce qui a conduit à des événements sanglants. La base possède également des armes nucléaires, donc des bases comme celle-ci devraient être fermées. Ces armes ont fait de notre pays une cible et la Turquie pourrait être attaquée par d’autres. Je ne veux pas que de telles armes soient stockées ici en Turquie. Une Turquie indépendante ne devrait pas avoir de telles bases au nom des États-Unis ou de l’OTAN. Nous pensons que c’est mal, et c’est ce qui nous a amenés ici aujourd’hui pour protester », a déclaré un manifestant.
Près d’une centaine de policiers étaient mobilisés dimanche pour dégager la foule de la zone militaire environnante proche de la base aérienne et tenter ainsi de prévenir les heures.
2- « Fossoyeuse de Fessenheim » à Matignon !
Après le départ officiel dans l’après-midi de Jean Castex, l’arrivée d’Élisabeth Borne au poste de Premier ministre a suscité une pluie de réactions émanant de tous les bords politiques qui sont notamment revenus sur son rôle de ministre du Travail.
Pressentie pour succéder à Jean Castex, Elisabeth Borne a été, sans surprise, nommée ce 16 mai par Emmanuel Macron au poste de Premier ministre.
Après avoir salué l’action de l’ancien maire de Prades, le chef de l’État s’est fendu d’un tweet dans la soirée pour saluer son successeur et poser dans la foulée les jalons de leur collaboration.
« Madame la Première ministre, écologie, santé, éducation, plein-emploi, renaissance démocratique, Europe et sécurité : ensemble, avec le nouveau gouvernement, nous continuerons d’agir sans relâche pour les Françaises et les Français », a-t-il écrit.
Du côté de plusieurs leaders de l’opposition, la tonalité est bien différente. Ainsi, Jean-Luc Mélenchon, l’homme fort de la gauche, qui espère le poste de Premier ministre à la faveur d’une majorité obtenue à l’Assemblée, a critiqué le rôle de la femme politique au ministère du Travail.
Il l’a classée « parmi les figures les plus dures de la maltraitance sociale », dans une déclaration à la presse.
« Sa nomination commence dès les premiers instants par une tentative de tromperie, Mme Borne serait une femme de gauche », mais « nous ne lui accordons pas ce label », a arbitré le patron de la France insoumise.
Il l’a en outre accusée d’être responsable de baisses d’allocations pour un million de chômeurs avec la réforme de l’assurance chômage, mais aussi de « la suppression des tarifs réglementés du gaz », du « report de 10 ans de la fin du nucléaire » ou de l’« ouverture à la concurrence de la SNCF et RATP ».
« Privatisation et mise en concurrence de la SNCF et de la RATP, réforme de l’assurance chômage au détriment de plus d’un million d’allocataires, fossoyeuse de Fessenheim », a énuméré quant à lui le Secrétaire national du parti communiste Fabien Roussel, membre avec son parti de l’alliance de la gauche pour les législatives.
Alors ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne avait défendu en juillet 2020 le choix du gouvernement d’avoir fermé la centrale nucléaire de Fessenheim.
2-Berlin : la police interdit l’hommage à Shireen Abu Akleh d’une association juive pro-palestinienne
L’association allemande « Voix juive pour une paix juste au Proche-Orient » a fait savoir sur les réseaux sociaux qu’elle avait reçu de la part de la police berlinoise une interdiction de veiller en hommage à la journaliste Shireen Abu Akleh.
La police berlinoise a interdit le 13 mai à l’association « Voix juive pour une paix juste au Proche-Orient », section allemande de la fédération des « Juifs européens pour une paix juste », d’organiser un rassemblement nocturne en hommage à la journaliste américano-palestinienne Shireen Abu Akleh, tuée le 11 mai d’une balle dans la tête alors qu’elle couvrait une opération israélienne dans le camp de réfugiés palestiniens de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie.
« Nous n’avons pas été autorisés à organiser une veillée pour Shireen Abu Nakleh », a déploré sur les réseaux sociaux ce collectif de juifs allemands qui soutient la cause palestinienne.
La publication est accompagnée d’une capture d’écran présentée comme un courriel émanant de la police de Berlin, selon qui l’événement, prévu dans la soirée du 13 mai, tombait sous le coup de l’interdiction de manifester à l’approche du jour de la Nakba, commémoration annuelle des événements de 1948 qui ont mené à la défaite arabe et au déplacement de la population palestinienne. « La tenue de votre événement n’est pas possible », peut-on en effet lire à la fin du message.
De fait, la police berlinoise avait publié la veille un communiqué dans lequel figurait une première liste de rassemblements interdits.
« La police a fait valoir que les manifestations présentaient un “risque immédiat” de chants antisémites, d’intimidation et de violence. Le mois dernier, des médias allemands ont rapporté que des juifs avaient fait l’objet d’insultes antisémites lors d’une manifestation pro-Palestine à Berlin », explique également Al-Jazeera dans un article à ce sujet.
Selon Wieland Hoban, président de l’association à l’initiative de l’événement, il ne s’agirait que d’un prétexte. « Le Sénat de Berlin veut empêcher la solidarité avec la Palestine autant qu’il le peut », estime-t-il en effet, ici cité par la chaîne qatarie. Selon ce compositeur de musique qui vit à Francfort, les autorités allemandes estimeraient que le pays a « une responsabilité particulière envers Israël à cause de l’Holocauste ». « Des gens comme nous, en tant que juifs, doivent constamment expliquer aux Allemands qu’ils ne nous aident pas en soutenant l’oppression des Palestiniens. Le meurtre de journalistes palestiniens est une tentative de tuer l’information, de tuer la vérité, ce que fait exactement la police de Berlin en réprimant les manifestations », a encore assuré ce militant associatif.
Le meurtre de la journaliste américano-palestinienne de la chaîne qatarie Al Jazeera, alors qu’elle portait un gilet pare-balles siglé « presse » et un casque de reportage dans l’exercice de ses fonctions, a suscité un tollé international et une déclaration unanime du Conseil de sécurité de l’ONU l’a « fermement condamné ». L’Autorité palestinienne, Al Jazeera et le gouvernement du Qatar ont accusé l’armée israélienne d’avoir tué la journaliste. Israël, après avoir affirmé qu’elle avait « probablement » succombé à un tir palestinien, a ensuite dit ne pas écarter que la balle ait été tirée par ses soldats.
Source : RT France
3-Allemagne : Scholz ; le chancelier sioniste!
L’association allemande « Voix juive pour une paix juste au Proche-Orient » a fait savoir sur les réseaux sociaux qu’elle avait reçu de la part de la police berlinoise une interdiction de veiller en hommage à la journaliste Shireen Abu Akleh.
La police berlinoise a interdit le 13 mai à l’association « Voix juive pour une paix juste au Proche-Orient », section allemande de la fédération des « Juifs européens pour une paix juste », d’organiser un rassemblement nocturne en hommage à la journaliste américano-palestinienne Shireen Abu Akleh, tuée le 11 mai d’une balle dans la tête alors qu’elle couvrait une opération israélienne dans le camp de réfugiés palestiniens de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie.
« Nous n’avons pas été autorisés à organiser une veillée pour Shireen Abu Nakleh », a déploré sur les réseaux sociaux ce collectif de juifs allemands qui soutient la cause palestinienne.
La publication est accompagnée d’une capture d’écran présentée comme un courriel émanant de la police de Berlin, selon qui l’événement, prévu dans la soirée du 13 mai, tombait sous le coup de l’interdiction de manifester à l’approche du jour de la Nakba, commémoration annuelle des événements de 1948 qui ont mené à la défaite arabe et au déplacement de la population palestinienne. « La tenue de votre événement n’est pas possible », peut-on en effet lire à la fin du message.
De fait, la police berlinoise avait publié la veille un communiqué dans lequel figurait une première liste de rassemblements interdits.
« La police a fait valoir que les manifestations présentaient un “risque immédiat” de chants antisémites, d’intimidation et de violence. Le mois dernier, des médias allemands ont rapporté que des juifs avaient fait l’objet d’insultes antisémites lors d’une manifestation pro-Palestine à Berlin », explique également Al-Jazeera dans un article à ce sujet.
Selon Wieland Hoban, président de l’association à l’initiative de l’événement, il ne s’agirait que d’un prétexte. « Le Sénat de Berlin veut empêcher la solidarité avec la Palestine autant qu’il le peut », estime-t-il en effet, ici cité par la chaîne qatarie. Selon ce compositeur de musique qui vit à Francfort, les autorités allemandes estimeraient que le pays a « une responsabilité particulière envers Israël à cause de l’Holocauste ». « Des gens comme nous, en tant que juifs, doivent constamment expliquer aux Allemands qu’ils ne nous aident pas en soutenant l’oppression des Palestiniens. Le meurtre de journalistes palestiniens est une tentative de tuer l’information, de tuer la vérité, ce que fait exactement la police de Berlin en réprimant les manifestations », a encore assuré ce militant associatif.
Le meurtre de la journaliste américano-palestinienne de la chaîne qatarie Al Jazeera, alors qu’elle portait un gilet pare-balles siglé « presse » et un casque de reportage dans l’exercice de ses fonctions, a suscité un tollé international et une déclaration unanime du Conseil de sécurité de l’ONU l’a « fermement condamné ». L’Autorité palestinienne, Al Jazeera et le gouvernement du Qatar ont accusé l’armée israélienne d’avoir tué la journaliste. Israël, après avoir affirmé qu’elle avait « probablement » succombé à un tir palestinien, a ensuite dit ne pas écarter que la balle ait été tirée par ses soldats.
Source : RT France
4-Ukraine : les armuriers occidentaux saignent
Le commandement militaire ukrainien a formellement interdit aux officiers et soldats de critiquer les performances des armements et du matériel occidental livré aux forces ukrainiennes. Tout contrevenant à cette interdiction sera traduit en cour martiale.
Les critiques des militaires ukrainiens à l’égard de la mauvaise qualité des armements qui leur ont été livrés par les pays de l’OTAN sont devenues non seulement récurrentes, mais bruyantes.
D’un point de vue objectif, la livraison d’un matériel aussi obsolète que le M113, un véhicule de transport de troupes datant du début de la guerre du Vietnam est aberrante. Il ne reflète nullement une volonté à aider l’Ukraine, mais à faire perdurer la casse et probablement camoufler un vaste circuit de corruption basé sur l’assistance militaire à ce pays.
Le FGM-148 Javelin demeure très critiqué, mais pas autant que le missile antichar NLAW ou, le pire de tous, le missile sol-air portatif britannique Starstreak, un variant du Stinger. Même les canons M777 ont été livrés délestés de leurs modules GPS et Excalibur, de peur qu’ils ne tombent entre les mains des Russes.
Les critiques du matériel russe délivré par des pays, la Pologne, la Slovénie ou la Roumanie sont encore plus vives. À croire que ces pays ne disposent d’aucune force armée.
L’industrie de l’armement a connu le même cheminement que l’industrie automobile : de plus en plus chère, de moins en moins fiable, beaucoup d’électronique fragile et défaillante… Bref pas fiable du tout si ce n’est le marketing. Le marketing fait vendre.
Source : Strategika 51
5-Iskandar placé sur les frontières avec la Finlande
Au moins deux divisions de l’Iskander OTRK ont été repérées près de la frontière avec la Finlande.
Il y a quelques heures, dans la zone frontalière avec la Finlande, au moins 6 lanceurs mobiles de l’Iskander OTRK, représentant deux divisions, ont été vus en train d’être transférés le long de l’autoroute. OTRK « Iskander » s’est déplacé dans le cadre d’un convoi de camions de l’armée, cependant, la destination finale est encore inconnue.
Sur les images vidéo présentées, vous pouvez voir le transfert de deux divisions de missiles des systèmes de missiles Iskander, se déplaçant, selon la source qui a publié les images vidéo correspondantes, dans la zone frontalière avec la Finlande. Aucun détail à ce sujet n’a encore été annoncé officiellement, cependant, c’est loin d’être la première fois que l’Iskander OTRK a été vu près de la frontière avec la Finlande. En particulier, un incident similaire a eu lieu il y a quelques semaines - la séquence vidéo correspondante a été publiée par Avia.pro.
À l’heure actuelle, la raison pour laquelle les complexes ont déménagé dans cette région reste inconnue, mais cela pourrait bien être dû à la déclaration officielle de la Finlande selon laquelle le pays a l’intention de devenir un nouveau membre de l’Alliance de l’Atlantique Nord.
Source : Avia-pro